Rémi Favresse

Olivier Ortion, photographe

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

En quelques mots, j’ai 40 ans, j’ai déjà vécu plusieurs vies professionnelles : JRI, Adjoint de direction, Responsable com’. Après avoir vécu dans l’Aude, à Paris, à Montréal, à Liège et à Marseille, j’ai posé mes bagages dans le Maine-et-Loire où, ma foi, tout pousse à ce que je m’enracine ! Sinon, « à la ville », j’écris beaucoup, en autodidacte et à compte d’auteur. J’ai notamment écrit un conte : Les Chroniques du Héron ordinaire et un récit autobiographique: Hiver boréal, été austral, qui ont tous deux suscité des rencontres et des échanges incroyables.

La photo c’est : un hobby, une passion ou un métier ?

La photo, c’était hier une part importante de mon travail de Journaliste-Reporter d’images : qu’elle parle d’elle-même, même si de fait elle accompagnait un texte : élections présidentielles, sommet européen, printemps arabe, crise du nucléaire. Son premier intérêt était informatif, même s’il y a toujours une recherche esthétique pour frapper les esprits, laisser une empreinte mémorielle. Je suis tout de même heureux d’être aujourd’hui débarrassé de l’aspect « fonctionnel » de la photo et de pouvoir lui consacrer du temps. C’est donc un hobby, avec cette triple quête du coup d’œil, du moment adéquat et de la bonne composition : un angle original, un sourire qui perce, un équilibre des forces et des lumières.

D’où vient cette envie de faire partie d’un collectif ?

L’envie de faire partie du collectif vient de ma volonté d’améliorer ma technique, d’apprendre de personnes ayant une plus grande maîtrise et des usages différents. De très nombreux domaines me sont encore complètement étrangers : astrophoto, light painting, photo studio… Je suis heureux de pouvoir m’y initier dans un groupe bienveillant, qui aspire à former et me pousse vers le haut.

Quelles sont tes sources d’inspiration pour tes photos ou tes créations ?

Forcément, mes sources d’inspiration proviennent essentiellement du photojournalisme et de la photo documentaire : Dorothea Lange, Robert Capa, Mary Ellen Mark…
Mon goût pour la nature et ses beautés petites ou grandes me fait me tourner vers des photographes comme Ansel Adams, mais je crois que ce goût pour la photo-documentaire provient de mon enfance, car mes parents avaient une immense collection de National Geographic à la maison, et je me souviens d’une couverture : celle du Mount St-Helens en éruption avec une voiture toute petite au 1er plan et une nuée extraordinaire de cendres en arrière-plan. Quand une de mes photos permet de ramener l’homme à sa juste mesure, je suis comblé.

Peux-tu définir tes photos en 3 mots…

01

COUP DE CŒUR

02

MOMENT

03

EQUILIBRE

Noir et blanc, sépia ou couleur ?

La plupart de mes photographes de référence tirent en noir/blanc, c’est donc mon esthétique de prédilection… mais de là à réussir à tirer une belle photo en noir et blanc, il y a du boulot !

Pour toi qu’est-ce qui compose une jolie photo ?

Pour moi une bonne photo, c’est une photo qui permet de voir un sujet sous un angle nouveau – en tout cas original. C’est une photo qui amène, engage, invite à lever les yeux ou à les baisser. J’ai un goût immodéré pour la nature et ce qu’elle recèle de beautés, petites ou immenses. Enfin, une bonne photo pour moi est une photo que je ne retouche pas, qui n’a même pas besoin d’être recadrée. Une belle photo de nuage, par exemple (ci-dessus)

Ta photo coup de cœur ?

Olivier Ortion - Hellfest